Souvent catalogué « groupe intellectuel » (pour ce que cela puisse signifier...), Kat Onoma l'est probablement. Mais ce n'est pas un crime, d'abord, et ce n'est ensuite pas suffisant pour appréhender (et apprécier) la discographie de l'une des formations les plus intéressantes du rock français, sinon l'une des plus atypiques. Pour tenter de s'en convaincre, laissons-nous donc porter par la langueur littéraire de « Soirs de Sam », issue de l'album Kat Onoma (2001), magistrale réussite — et non leçon ! — de rock intelligent et sensible.

02-06-2008 | Envoyer la note | Commentaires (0) | Lu 168 fois | Public

Bleu pétrole (2008) a trouvé, à l'image de Fantaisie militaire (1998), un savant équilibre entre avant-garde et attrait « grand public », une alchimie — rare et jamais ostentatoire — entre l'univers intérieur d'un artiste secret, complexe et exigeant (le fond) et une production sérieuse et minutieuse, mais également pop (la forme). Inquiétante dans son atmosphère et lumineuse dans sa mise en forme, « Je tuerai la pianiste » témoigne parfaitement de cette combinaison.

28-05-2008 | Envoyer la note | Commentaires (0) | Lu 185 fois | Public

De l'intérêt d'avoir accès aux mal nommées « chutes » de studio. Écartée de l'album Grace (1994) lors des sessions d'enregistrement — pour d'énigmatiques raisons personnelles (une liaison amoureuse trop sensible ?), d'après les notes accompagnant la réédition du disque en 2004 —, au profit de « So Real », « Forget Her » offre en effet un aperçu complet des différents talents de Jeff Buckley.

20-05-2008 | Envoyer la note | Commentaires (0) | Lu 183 fois | Public

La pochette de Five Leaves Left montre Nick Drake seul dans une chambre éclairée en clair-obscur ; comme absent au monde, voire à lui-même, il pose un regard dénué d'émotion particulière vers l'extérieur. Résigné sous le poids de la fatalité, il affirme au terme de la chanson « Day Is Done » : "When the day is done / Down to earth then sinks the sun / Along with everything that was lost and won / When the day is done." Le message semble clair, le ton est donné...

12-05-2008 | Envoyer la note | Commentaires (0) | Lu 182 fois | Public

Après 11 ans d'absence, Portishead revient sur le devant de la scène avec son troisième album studio, simplement intitulé Third. Une très longue attente, donc, pour un groupe devenu culte à la faveur d'un premier album (Dummy, 1994) particulièrement abouti, habité et orginal, rapidement qualifié de pierre fondatrice du mouvement trip-hop, mais également en raison d'une certaine distance à l'égard des médias, aussitôt transformée en une dimension mystérieuse propice à l'admiration et au respect.

Comment Third allait-il s'inscrire dans la carrière du groupe ? L'attente — d'un renouveau, ou d'une continuation — allait-elle être déçue ? Des États-Unis et d'Europe, la réponse s'est avérée limpide : l'accueil critique réservé à Third est — quasiment, à quelques nuances près — unanime, proche de celui accordé à un chef-d'œuvre de l'histoire du rock. Revue de presse internationale.

05-05-2008 | Envoyer la note | Commentaires (0) | Lu 216 fois | Public

Les arpèges de guitares, clairs et limpides, s'entrecroisent et épaississent au fil de « Mexican Bandits », instrumental au tempo enlevé du groupe Felt, composé en 1983 et figurant sur l'album The Splendour of Fear (1984). Portée par une structure rythmique minimaliste (basse et batterie monocordes) et par des arrangements également dépouillés, la chanson progresse en plusieurs étapes distinctes, au service permanent d'une mélodie de guitares — lumineuses sans être guillerettes — qui lui donne tout son sens et toute son énergie.

27-04-2008 | Envoyer la note | Commentaires (0) | Lu 272 fois | Public

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